
Plus l’entreprise est grande, plus sa fonction financière sera fragmentée en services hyperspécialisés. Dans les PME, qui restent, de loin, les acteurs les plus présents de l’économie française, la finance peut être divisée selon l’horizon temporel. Il y a le « passé », incarné par les métiers de la comptabilité, qui s’emploient à enregistrer et à justifier les opérations d’actif et de passif ainsi que les opérations de charges et de produits. Ensuite, il y a le « futur », incarné par les postes de stratégie financière, qui s’intéressent à l’allocation des fonds nécessaires à la réalisation des opérations économiques.
La finance nourrit un objectif : maximiser la valeur de l’entreprise pour ses actionnaires à long-terme. Il s’agit, en d’autres termes, de maximiser les profits sur un horizon temporel relativement long tout en limitant les risques encourus. La finance d’entreprise s’intéresse donc aux décisions d’investissement, de financement de rémunération des apporteurs de capitaux.
La fonction finance permet à l’entreprise d’avoir les fonds nécessaires à son développement. Elle intervient pour cela dans la prise de décision en faisant part de ses recommandations au sujet des meilleurs financements pour réaliser une opération.
La notion de risque est indissociable de l’arbitrage entre les différentes pistes de financement (autofinancement, emprunt). Elle établit par ailleurs des ratios financiers qui permettent à l’entreprise de faire un point sur ses capacités de financement et de mettre en place sa stratégie de développement. On s’intéresse ici à la rentabilité, mais aussi à la solvabilité et à la liquidité.
Toute décision impliquant un flux financier doit être prise après consultation de la direction financière, qu’il s’agisse d’un gestionnaire ou d’un décideur. C’est une fonction autant financière, budgétaire, stratégique que communicationnelle, ce qui implique d’avoir plusieurs cordes à son arc pour tirer son épingle du jeu.
De nombreuses études se sont intéressées à l’évolution de la fonction financière dans le temps. Depuis trois décennies, la finance est progressivement devenue omniprésente, au-delà des cycles commerciaux, marketing, techniques et technologiques.
La fonction finance a bien évidemment amorcé sa transition digitale. L’évolution des outils et des technologies permet de répondre à de nombreux objectifs, à savoir :
La finance d’entreprise a ainsi désormais à sa disposition un large panel d’outils qui lui permettent d’évoluer. C’est notamment le cas de l’intelligence artificielle qui permet d’automatiser certaines tâches et de dématérialiser des documents. La société gagne alors en efficacité et réduit ses coûts. Cette technologie permet également d’analyser des volumes de données de plus en plus conséquents et qui apportent une nouvelle vision sur l’activité financière.
On peut par ailleurs citer la blockchain, grâce à laquelle les transactions sont simplifiées et sécurisées, ou encore le Cloud, très utile pour planifier et budgétiser les opérations.
Les projets étaient surtout évalués sur leurs aspects stratégiques et opérationnels. Aujourd’hui, ils le sont surtout par leur aspect financier. La volatilité de l’économie y est pour beaucoup, mais l’accroissement de l’intensité concurrentielle conséquente à la mondialisation n’est pas non plus étranger à cette hégémonie.
La digitalisation de la finance d’entreprise a également entraîné de profondes mutations, notamment au niveau des métiers qui se caractérisent désormais par une forte notion d’analyse et de conseil. Ces nouvelles compétences sont aujourd’hui très prisées par les recruteurs.
La fonction finance d’entreprise se caractérise par un large panel de profils et de nombreuses opportunités professionnelles. Vous allez ainsi pouvoir accéder à des métiers variés.
Face aux enjeux et aux évolutions de la fonction finance, il est primordial d’avoir des compétences pointues. L’offre de formation s’est pour cela fortement développée, offrant de solides qualifications.
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